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Histoire

brève synthèse historique

Un site occupé sans interruption de l’âge du bronze (1800-800 av. J.-C.) au Bas-Empire (235-476)

Tous les chercheurs locaux et les archéologues s’étant intéressés à l’histoire du lieu s’accordent pour dire que le site de Fa a été habité depuis la plus haute antiquité. Les preuves matérielles de leurs hypothèses restent encore peu nombreuses aujourd’hui, les quelques fouilles archéologiques ayant été opérées ne permettant pas un descriptif détaillé de l’histoire de la commune.

Quelques découvertes ont pourtant permis d’attester d’une occupation précoce : mobilier de l’époque du bronze ancien/moyen, restes d’occupation ou d’habitats protohistoriques du bronze final, et du début de l’âge du fer (tessons, meules etc.), mais surtout, retrouvées au milieu du XVIIIe siècle, deux roues de char votif en bronze, datées des VIIIe-VIIe siècles av. J.-C.

De faible diamètre, elle devaient être complétées par des débords en bois, fixés par dix rivets. Trop petites pour appartenir à un char de transport ou à un char de guerre, c’est l’hypothèse du char cultuel qui a été retenue : dans le culte du soleil, ce type de char servait probablement à transporter, lors des processions, le symbole solaire. Fabriquées en Suisse ou dans le nord de l’Italie, elles témoignent à la fois d’une technique très évoluée et de l’existence, dès cette époque, de relations éloignées.

Elles sont aujourd’hui conservées au musée St-Raymond de Toulouse.

une des deux roues de char cultuel découvertes à Fa bronze coulé d’une seule venue, à la cire perdue en deux moules gravés en creux. Fin de l’âge du Bronze final (1350-800 av. J.-C.)

Les prospections et inventaires réalisés jusqu’à aujourd’hui ont révélés avec certitude des traces d’occupation romaine : médailles et monnaies, tessons de poteries vernissées, amphores, tombes et urnes cinéraires, trace d’anciennes voies, de pont et d’aqueduc, etc. Le nom de la commune trouve probablement son origine dans cette période. Si il n’y a pas d’écrits antérieurs au XIIe siècle se référant au territoire de Fa, toutes les mentions médiévales sont sous la forme "Villa de Fano" (1232), puis "Castrum de Fano" (1319). Le nom évolue ensuite en "lieu de Fane" (1389-1589), "locus Fani" (1410), "Fan" (1571). "Fa" apparait en 1594. Or, les noms suffixés en -anum sont caractéristiques de la domination romaine. Ils se contractent généralement en -an dans le Bas-Languedoc (Serignan, Loupian, etc.) et en -a accentué vers la Catalogne-Nord (Espéraza, Couiza, Fa, Sournia, etc.) Le nom de la commune serait ainsi une contraction de "fanum", soit "le temple", dédié à une divinité païenne. Autre hypothèse étymologique, celle d’une "villae Fabianus" qui aurait donné son nom au village et au ruisseau le traversant : le Faby. Cependant, l’existence de cette villa particulière n’ayant jamais été établie, l’hypothèse du "Fanum" reste la plus probable. La tour de Fa : une fausse tour wisigothe

Longtemps attribuée à l’époque wisigothique (en l’absence de preuves, l’influent Louis Fédié - 1815/1899, auteur d’études sur l’histoire du Razès - avait rattaché ce monument ancien à la présence wisigothe) la tour de Fa est aujourd’hui unanimement reconnue comme étant un édifice médiéval. Le terme de tour est d’ailleurs réducteur puisque la tour carrée de sept mètres de côté, aux murs épais de plus d’un mètre et d’une hauteur de 18 à 20 m environ, n’est que l’élément le plus visible d’un ensemble défensif assez élaboré. La tour ou donjon est située au centre du niveau le plus élevé, niveau d’une soixantaine de mètres de long, sur une vingtaine de large. Il est flanqué au nord (du côté du village actuel), sur toute sa longueur, d’un mur de soutien dont ne subsiste en élévation que l’angle ouest. Il domine le chemin d’accès nord, situé sur la terrasse inférieure, de trois à quatre mètres. Au sud et à l’est, le niveau supérieur est délimité par des murs de soutien, d’une hauteur de trois à cinq mètres. La première mention connue de la tour de Fa date de 1258 où elle est l’objet d’un différend entre l’abbé d’Alet et l’archevêque de Narbonne, qui se disputent la propriété de l’édifice. Après l’avoir reprise par la force à l’archevêque, l’abbé d’Alet sera condamné en 1268 à payer les réparations des dégâts causés par ses mercenaires.

L’étagement des niveaux inférieurs reste marqué essentiellement au sud et à l’ouest du sommet. On y trouve, au pied du mur de soutien sud, d’importantes masses d’éboulis que la géologie ne peut expliquer et qui proviennent de l’effondrement de ce mur. A quelques mètres de ce premier mur de soutien, on détecte des traces d’un second mur parallèle au premier, coupé à intervalles irrégulier par des murs perpendiculaires. Cette dernière zone pourrait être la trace d’un habitat ancien concentré autour du château ou de la forteresse de Fa. Cependant, peu de traces subsistent dans les archives (brulées ou perdues) sur l’histoire de Fa et des fouilles encadrées s’avéreraient particulièrement bienvenues afin de nous éclairer sur la signification précise de ces structures (castrum, village primitif ?) et sur leur âge.

Quoiqu’il en soit, la tour au moins existait déjà dans la première moitié du XIIIe siècle. De peu d’importance stratégique, l’ensemble ne sera pas converti en forteresse royale après les croisades. Cependant son état se dégradera peu, au moins jusqu’aux guerres de religion.

Les guerres de religion

En 1578, Fa sera occupé par les huguenots ; à cette occasion, la forteresse aurait pu être partiellement réaménagée ; il n’y aura finalement pas d’affrontement à la tour, les occupants battant en retraite sans combat le 26 mai 1579.

Suite aux guerres de religion, Fa passe de la tutelle religieuse de l’évêque d’Alet à la tutelle laïque du Seigneur Dax, dont la famille détient déjà les seigneuries d’Axat, de Leuc et de La Serpent, elles-aussi anciennes possession d’Alet. A noter que le château - ou la tour- proprement dit relevait de l’archevêque de Narbonne, qui y avait droit de justice.

Synthèse d’après les travaux de MM. Guilaine, Rancoule, Raynaud, Kiess & Fourié. Inventaire des Monuments Historiques

Monument Date Localisation Tour carrée et restes de fortifications adjacentes 12e - 13e siècle A 579, Fa

Objet Date Lieu de conservation tabernacle et retable du maître-autel 17e siècle église, hameau des Sauzils garniture du maître-autel : croix et 6 chandeliers 18e siècle église, Fa croix d’autel 17e siècle église, hameau des Sauzils 2 plats à quêter 16e siècle église, hameau des Sauzils cloche 2e quart 17e siècle église, Fa



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